Méduses
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Les méduses.

Les méduses et leur embranchement sont apparues sur terre il y a mille millions d'années. Les méduses sont des organismes cellulaires assez simples. Elles passent leur vie dans les eaux marines principalement, à part quelques rares espèces qui vivent dans les eaux douces. Elles peuplent principalement la surface des mers et des océans mais peuvent vivre parfois en profondeur. La méduse est formée d’un chapeau qui a la forme d’une ombrelle et d’un axe vertical, que l’on appelle le manubrium. Ce dernier est attaché au centre intérieur de l’ombrelle. Sur les bords de l’ombrelle sont attachées les tentacules. Les tentacules peuvent être très longs, plusieurs dizaines de mètres et l’on a attrapé des méduse dont le diamètre de l’ombrelle faisait plus de 3 mètres. Elles sont transportées par les courants et se déplacent lentement en contractant leur ombrelle, donnant l’impression qu’elles font des bonds ou qu'elles volent dans les airs.  

Certaines méduses (la plupart) peuvent piquer. Ces piqûres sont dues aux milliers de petites cellules venimeuses, réparties sur leur épiderme. Ces piqûres sont démangeantes, parfois très douloureuses et rarement mortelle, mais cela est déjà arrivé . En général, la méduse va se servir de son poison contre l'homme pour se défendre. En général, les cellules urticantes ( que l'on appelle nématocyste) se trouvent dans les tentacules des méduses. Rares sont les méduses qui sont dotées de cellules urticantes sur l'ombrelle et sur tout le corps.

Elle est constitué à plus de 90 % d'eau, ce qui lui donne cet aspect si gélatineux. En fait ce sont uniquement les éléments de son alimentation qui font sa forme. Sans ces derniers, le corps de la méduse s'effondrerait. La méduse se nourrit principalement de micro-organismes, de planctons et parfois de petits poissons ou de petits crustacés. Comme son aspect est translucide, on voit souvent la nourriture à l'intérieur de son corps en train de digérer. La proie est piégée, souvent au contact des cellules urticantes, puis ramenée sur le bord de l'ombrelle, où se trouve la bouche de la méduse, par de très fin mouvements de cils (minuscules soies mobiles). La méduse se laisse ainsi emporter par les courants, naviguant au milieu de sa nourriture.

Classification.

La classification des méduses est très compliquée, en tout cas pour moi. Je vais tenter de vous le résumer le mieux possible, en essayant de vous éviter un mal de tête. Les méduses appartiennent à la grande famille (embranchement) des cœlentérés. Trois classes forment la famille des cœlentérés , que l'on appelle aussi Cnidaires:

  1. Les hydroïdes (Hydrozoaires) représentent environ 3000 espèces. On y trouve l’hydre, petit organisme pluricellulaire, d’apparence végétale, qui n’a pas de squelette.
  2. Les méduses et les cuboméduses (Scyphozoaires et Cubozoaires) environ 200 espèces.  
  3. Les anémones et les coraux (Anthozoaires) environ 6000 espèces .

Attention, il faut être attentif car le terme méduse peut également représenter le stade de croissance d’une espèce. Par exemple, l’hydre passe par 2 stades de vie. Il commence par naître sous la forme d’un polype (organisme cellulaire fixe et asexué) puis passe au stade méduse (forme libre et sexuée).

Parmi ces trois classes, seuls les anémones de mer  et les coraux ne passent pas au stade méduse.

Si l’on revient aux méduses (Scyphozoaires et Cubozoaires), on peut les classer en deux classes :  

Les Hydroméduses

Les Acalèphes (ou Scyphoméduses)

  1. Les Hydroméduses.

Cette catégorie de méduses rassemble les méduses autonomes (qui ne sont pas fixées contrairement au polype, par exemple le corail ou l’anémone de mer). Elle est divisée en deux ordres distincts :

a)   Les Trachyméduses, qui sont des méduses de petites tailles, soit quelques centimètres de diamètres et leur organisme est assez simple. Leur ombrelle a la forme d’une demi-sphère ou alors est aplati. On trouve des Trachyméduses avec un nombre variable de tentacules (8 à 32 selon les espèces). Elles vivent principalement en haute mer mais lors de la saison froide, elles sont emportées par les courants vers les côtes. Dans la mer Méditerranée, on trouve fréquemment la méduse « Geryona proboscidalis ».  

Une petite Trachyméduse

b)   Les Narcoméduses sont quant à elles, des méduses dont l’organisme est plus complexe. L’ombrelle est très souvent aplatie, de la forme d’une lentille ou d’un disque. Elles sont peu nombreuses bien qu’on en trouve beaucoup en Méditerranée. Par contre, elles ne fréquentent que très peu les mers chaudes et on ne les trouve quasiment pas dans les mers froides. Elles sont en général assez petites, mesurant de 3 à 30 millimètres.

2. Les Acalèphes (ou Scyphoméduses)

Ces méduses sont plus évoluées. L’ombrelle est hémisphérique et sa musculature est très bien développée. Elles sont urticantes. Elles font partie du plancton côtier ou de haute mer. On répartit ces méduses en cinq ordres :

a)   Les Charybdéides sont des méduses dont la forme de l’ombrelle est cubique. Elles possèdent quatre tentacules qui sont creux.

 

Magnifique Carybdea_marsupialis (source: doris.ffessm.fr, Photo  GREGORY DALLA VALLE)

b)   Les Coronates ont une ombrelle découpée en lobes. Les tentacules sont accrochés au fond de ces lobes. Ces méduses vivent en haute mer.  

Une Coronate (Photo: Edie Widder)

c)   Les Séméostomes sont particulièrement urticantes. Elles peuvent être de grande taille et certaines ont une chair phosphorescente. Elles peuvent posséder un très grand nombres de tentacules (jusqu'à 1200).

 

Deux superbes Aurelia aurita. La deuxième s'est curieusement retournée. (Photos: Vincent MARAN)

d)   Les Rhizostomes sont assez massives. On les reconnaît à leur ombrelle en forme de cloche frangée de 80 à 100 lobes. Elles mesurent 60 centimètres de diamètre et peuvent parfois atteindre 1 mètre. Elles n’ont pas de tentacules mais 4 bras buccaux. Ces méduses vivent dans les mers chaudes. Elles se nourrissent de planctons. Ces médusent sont les évoluées de toutes.  

Phyllorhiza punctata (photo: David Wrobel à gauche)     Rhizostoma pulmo (photo: Frédéric ANDRE à droite)

e)   Les Lucernaires sont des méduses fixées. Elles peuvent se détacher et se déplacer quelque peu. Leurs ombrelles sont bien sûr animées de mouvements.

Lucernaire à quatre cornes (photo: Christian Poirier)

Le rôle des méduses.

On ne sait pas exactement quel est le rôle des méduses, mais on penche pour une théorie qui donnerait à cette dernière un rôle régulateur de la faune planctonique voire même des espèces de poissons. Les apparitions en surnombre de certaines méduses urticantes dans des sites de pisciculture ont eu un effet dévastateur sur les poissons. Cette triste aventure est arrivée en Irlande, en automne 2007 et pourrait être représentative de la théorie.

Les vagues pullulantes de méduses.

On remarque depuis quelques temps, l’arrivée cyclique de millions de méduses dans des endroits restreints et pas toujours adéquats (l’exemple de la pisciculture irlandaise en est un), mais ceci est également vérifié sur les plages fréquentées par des touristes. Une explication de ce phénomène serait l’augmentation de la température des eaux due au réchauffement climatique. Cette augmentation de température (environ 2° Celsius) combinée avec la disparition des prédateurs des méduses (thons, tortues de mer) sont d’autant plus favorables à l’explosion démographique de certaines espèces. En Espagne, et particulièrement près du littoral de Barcelone, on a dénombré plus de 10'000 personnes blessées plus ou moins gravement par piqûres urticantes de méduses lors de l’été 2007.

Les plus dangereuses.

Il existe quelques méduses qui ne sont pas urticantes, ou très peu, et malheureusement, il existe aussi des méduses dont le poison est très dangereux pour l’homme. La Cuboméduse (guêpe des mers) et la Physalia physalis (galère portugaise) peuvent tuer une personne très rapidement. Le poison agit en quelques minutes seulement. On attribuerait la mort de 70 personnes au cours des cents dernières années à la cuboméduse. Cette méduse est la plus dangereuse. Elle est dotée de 60 filaments d'environ 4 mètres de longueur et de 6 millimètres de diamètre. Les experts disent que dans 3 mètres d'un seul tentacule, on obtiendrait une dose mortelle pour l'homme. Heureusement, il ne s'agit pas de crochets de serpent et une simple combinaison de plongée assure une bonne protection.

 

La cuboméduse peut atteidre une taille respectable

  

Vue d'un peu plus près, la cuboméduse n'a l'air de rien mais.... (photo Dr Anders Garm)

La Physalie est également très dangereuse. C'est aussi une forme très curieuse de méduse. Elle est dotée d'un flotteur rempli d'air qui lui permet de se tenir à la surface et d'être ainsi emportée par les courants et les vents. Son flotteur peut se dégonfler lorsque c'est nécessaire (attaque depuis la surface) et lui permettre de nager en profondeur. Ses filaments sont extrêment longs. Ils mesurent environ 10 mètres en moyennes mais peuvent atteindre jusqu'à 50 mètres. Ils sont extrêmement urticants et peuvent provoquer un état de choc.

Cette splendide Physalia physalis peut rester en surface grâce à son flotteur. Il arrive qu'elle échoue sur les plage et malgré sa mort, elle restera plusieurs semaine très dangereuse. (Photo: Wikipédia)

Il existe heureusement un vaccin, mais encore faut-il en disposer rapidement. Sur certaines plages australiennes, on trouve des panneaux avertissant les baigneurs.

Quelques sites très intéressants :

Biologie et plongée : Un site donnant pas mal d’indication quant aux classement des méduses.

L’anatomie de la méduse.  

La planche de Wikipédia est très intéressante.

Une vidéo de plongée parmi les méduses en eau douce ?

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